L’évolution des seuils de CSG concernera de nombreux retraités dès 2026. Avec l’ajustement lié à l’inflation et la prise en compte du revenu fiscal de référence (rfr) indiqué sur l’avis d’imposition 2025, il devient essentiel de comprendre ces nouveaux repères. Les niveaux d’exonération de CSG, le taux réduit, le taux médian et le taux normal seront actualisés. Selon chaque situation familiale, différents seuils de revenus détermineront le montant des prélèvements sociaux appliqués aux pensions de retraite, que ce soit pour la base ou le complément agirc-arrco.
Quels sont les nouveaux seuils de CSG applicables en 2026 ?
Dès février 2026 pour la retraite de base et mars 2026 pour l’agirc-arrco, les seuils de CSG évolueront avec une application directe sur le paiement des pensions. Le calcul restera basé sur le rfr affiché sur l’avis d’imposition 2025, intégrant ainsi les variations économiques récentes.
Ce changement concerne tous les retraités, qu’ils soient imposables ou non. Il permet une modulation plus fine selon les situations individuelles, garantissant une meilleure prise en compte du pouvoir d’achat face à l’inflation. Ainsi, chacun pourra anticiper son niveau de contribution sociale selon sa catégorie fiscale.
- Exonération de CSG si le rfr ne dépasse pas un certain seuil
- Taux réduit de 3,8 % lorsque le rfr dépasse légèrement le seuil d’exonération
- Taux médian de 6,6 % quand le rfr atteint une tranche supérieure
- Taux normal de 8,3 % au-delà du seuil maximal défini
Comment fonctionnent les différents niveaux de CSG ?
Les prélèvements sociaux appliqués sur la pension correspondent à quatre niveaux distincts. Chaque niveau dépend d’un seuil précis de revenu fiscal de référence mentionné sur l’avis d’imposition. Ces catégories permettent de lisser les effets des prélèvements pour les retraités aux revenus modestes grâce à un barème progressif adapté à chaque situation.
Une personne seule sera exonérée jusqu’à 13 048 € de revenu fiscal de référence. Pour un couple soumis à imposition commune, cette limite s’élève à 20 014 €. Cet ajustement tient compte de la revalorisation liée à l’inflation observée entre 2022 et 2024, assurant une équité dans le traitement des différentes configurations familiales.
Qu’est-ce que l’exonération de CSG ?
Lorsque le rfr reste sous le seuil d’exonération, aucune cotisation CSG n’est prélevée. Ce plafond vise à protéger le pouvoir d’achat des retraités disposant de faibles ressources et s’accompagne de l’absence de contribution pour la CRDS et la Casa.
L’exonération de CSG s’applique automatiquement : aucune démarche n’est requise. L’information est clairement indiquée chaque année sur l’avis d’imposition reçu par les foyers concernés, simplifiant ainsi la gestion administrative pour les personnes éligibles.
À quoi servent le taux réduit, médian et normal de CSG ?
Juste au-dessus du seuil d’exonération, c’est le taux réduit de 3,8 % qui s’applique. À mesure que le rfr augmente, certains ménages passent au taux médian de 6,6 %. Enfin, si le rfr franchit encore un palier supérieur, le taux normal de 8,3 % est appliqué.
Ce mécanisme progressif évite un saut brutal dans la taxation sociale pour les retraités proches des seuils de revenus. Il accompagne ainsi chaque évolution de situation sans alourdir soudainement la charge fiscale.
Quels sont les nouveaux seuils de revenus à retenir ?
Chaque année, les plafonds évoluent avec l’inflation : tous les retraités doivent surveiller leur rfr pour rester informés. En 2026, voici les seuils principaux à garder en tête concernant l’exonération de CSG et les différents taux appliqués :
Pour une personne seule, il faut disposer d’un revenu fiscal de référence inférieur à 13 048 € pour bénéficier d’une exonération de CSG. Un couple doit rester sous la barre des 20 014 € de rfr annuel pour profiter du même avantage.
- Jusqu’à 13 048 € pour une personne seule : exonération totale
- De 13 049 € à environ 16 000 € (montant variable selon l’année) : taux réduit
- Tranche intermédiaire supérieure ~6 600 € : taux médian
- Au-delà d’environ 22 000 € (personne seule) : taux normal
Les tranches varient légèrement chaque année selon l’indice des prix. Il est donc conseillé de vérifier attentivement l’avis d’imposition pour anticiper tout changement de niveau de CSG.
Pour les couples, ces montants sont adaptés, mais certaines nuances existent selon la composition du foyer. Les seuils de CSG restent donc spécifiques à chaque configuration fiscale et doivent être surveillés régulièrement.
Quand les nouveaux taux seront-ils appliqués ?
L’application des seuils de CSG ajustés interviendra à deux moments différents : la retraite de base verra ses changements mis en œuvre en février 2026, tandis que le régime complémentaire comme l’agirc-arrco appliquera la nouvelle grille dès mars 2026.
Il est important de suivre l’actualité administrative durant l’année 2025 afin de vérifier sur son avis d’imposition où se situe exactement son revenu fiscal de référence. Cela permettra de prévoir très précisément le montant net de pension attendu à partir de 2026 et d’éviter toute surprise lors du versement des pensions.
Quel impact sur les pensions de retraite agirc-arrco ?
Les retraités relevant de l’agirc-arrco verront leur pension nette évoluer en fonction de leur nouveau taux de CSG. Seuls ceux dont les ressources dépassent les nouveaux seuils de revenus constateront une hausse notable des prélèvements sociaux.
Le simulateur en ligne proposé par l’administration publique aide à estimer l’effet concret de ce basculement : chacun peut y saisir son rfr figurant sur l’avis d’imposition 2025 pour anticiper la catégorie applicable – exonération, taux réduit, médian ou normal. Cet outil facilite la projection et la gestion budgétaire pour les futurs retraités.
À qui s’adressent ces changements de seuils de CSG ?
Tous les titulaires d’une pension de retraite sont concernés, quel que soit leur organisme de rattachement, dès lors qu’ils perçoivent la retraite de base ou la complémentaire agirc-arrco. Les modifications touchent principalement les personnes proches de la limite d’un seuil de revenus donné.
Lorsque plusieurs pensions s’accumulent (base, complémentaire), toutes sont soumises à la même règle d’application en matière de taux de CSG. Ceci garantit une cohérence globale du mécanisme de prélèvements sociaux pour les retraités français, quelle que soit la provenance de leurs pensions.
Pourquoi surveiller son revenu fiscal de référence chaque année ?
Le revenu fiscal de référence constitue désormais l’indicateur principal pour déterminer sa position face aux divers seuils de CSG. Une légère augmentation du rfr peut faire passer rapidement d’une exonération de CSG à un taux réduit, voire à un taux supérieur.
Puisque l’ajustement est automatique, connaître le montant exact de son rfr chaque année offre la possibilité d’anticiper toute évolution du montant net de sa pension. Une gestion régulière de ses revenus permet parfois de mieux préserver sa situation fiscale après le passage à la retraite et d’éviter les mauvaises surprises liées aux prélèvements sociaux.





