C’est confirmé par le gouvernement : Il n’est désormais plus possible d’accéder à l’allocation aux adultes handicapés au-delà de cette somme en 2026

L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) joue un rôle central dans le quotidien des personnes en situation de handicap vivant en France. En 2026, plusieurs évolutions sont prévues concernant les plafonds de ressources, le montant mensuel de l’aah et les conditions d’attribution. Il est donc essentiel de bien comprendre les nouvelles règles afin de savoir si l’on peut prétendre à cette aide financière précieuse.

Quel est le montant mensuel de l’aah en 2026 ?

Le montant maximum de l’AAH pour une personne sans ressources atteindra 1 033,32 € par mois en 2026. Ce montant concerne uniquement les bénéficiaires ne disposant d’aucune ressource imposable. Dès lors que des ressources personnelles ou des revenus issus d’activités adaptées sont perçus, le calcul est ajusté en fonction de la situation individuelle du demandeur.

Une revalorisation annuelle de l’allocation aux adultes handicapés est prévue, avec un montant susceptible d’être réindexé entre 1 042,60 € et 1 054 € selon l’inflation constatée. Cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat des bénéficiaires face à la hausse des prix, assurant ainsi que l’aide financière conserve toute son utilité au fil du temps.

Comment fonctionne la déconjugalisation des ressources ?

Jusqu’à fin 2022, le calcul des droits à l’AAH tenait compte systématiquement des revenus du conjoint. Depuis 2023, la réforme de la déconjugalisation des ressources permet de ne prendre en considération que les ressources personnelles du demandeur. Cela représente une avancée majeure pour l’autonomie financière des personnes handicapées vivant en couple ou pacsées.

Désormais, il n’est plus nécessaire de craindre que les revenus du foyer viennent réduire ou supprimer le droit à l’allocation aux adultes handicapés. Ainsi, chacun voit ses ressources prises en compte individuellement, ce qui garantit une approche plus équitable pour tous.

Quelles sont les conditions d’attribution pour bénéficier de l’aah ?

Quels critères médicaux faut-il remplir ?

Pour percevoir l’AAH, il est indispensable de présenter un taux d’incapacité reconnu d’au moins 80 % par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Toutefois, les personnes ayant un taux compris entre 50 % et 79 % peuvent également être éligibles si elles justifient d’une restriction durable d’accès à l’emploi. La MDPH étudie alors la nature des limitations et leur durée lors de l’examen du dossier.

Le candidat doit aussi avoir au moins 20 ans, ou 16 ans s’il n’est plus à la charge de ses parents pour les prestations familiales. Ces critères visent à réserver l’allocation aux adultes handicapés à un public majeur ou jeune adulte autonome, ciblant ainsi les personnes qui en ont réellement besoin.

Faut-il résider obligatoirement en France ?

Oui, une résidence stable et régulière en France est requise pour bénéficier de l’AAH. Les bénéficiaires doivent justifier d’une adresse officielle en métropole ou en outre-mer. Un séjour temporaire à l’étranger reste possible sous certaines conditions, mais les droits pourront faire l’objet d’un contrôle si la durée autorisée est dépassée.

Cette exigence garantit que l’allocation aux adultes handicapés profite principalement aux personnes vivant sur le territoire national, contribuant ainsi à lutter contre la précarité liée au handicap en France.

Quels sont les plafonds de ressources à ne pas dépasser en 2026 ?

L’accès à l’allocation aux adultes handicapés dépend directement du niveau de ressources annuelles. Pour 2026, les plafonds de revenus ont été actualisés pour tenir compte de l’évolution du coût de la vie. Voici les principaux seuils applicables :

  • 12 400 € par an pour une personne seule sans enfant
  • 18 600 € pour un couple sans enfant
  • 24 800 € pour une personne seule avec deux enfants
  • 30 990 € pour un couple avec deux enfants
  • 37 200 € pour un foyer composé de deux parents et quatre enfants

Ces plafonds de ressources correspondent à la limite maximale pour conserver l’intégralité du droit à l’AAH. Si ces montants sont dépassés, l’aide pourra être réduite ou refusée, en fonction de la situation précise du foyer. Toutes les ressources personnelles imposables sont prises en compte : salaires, pensions, rentes, allocations chômage, etc.

Si un dépassement ponctuel intervient, le dossier n’est pas automatiquement clôturé. Le montant versé sera simplement ajusté à la baisse, permettant une certaine souplesse pour les familles recomposées, monoparentales ou celles connaissant des variations de revenus au fil de l’année.

D’autres particularités à savoir concernant l’éligibilité à l’aah

Des dispositifs spécifiques, tels que des abattements ou majorations, existent pour faciliter l’accès progressif à l’AAH lorsque les revenus dépassent légèrement le plafond. Des aides complémentaires peuvent également être accordées selon la composition du foyer ou en cas de situation particulièrement précaire.

Pour finaliser une demande d’AAH ou effectuer une simulation personnalisée, il est conseillé de se rapprocher de la CAF ou de la MDPH de son département. Ces organismes disposent des informations actualisées sur les modalités de calcul, la déclaration des ressources et les démarches administratives à suivre pour déposer un dossier en toute sérénité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *